Relations bilatérales : Des opportunités pour renforcer les liens entre Maurice et l’Afrique du Sud examinées

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Un atelier sur le thème « Catalyser la croissance : approfondir les relations économiques, commerciales et d’investissement entre Maurice et l’Afrique du Sud » s’est ouvert hier à Le Suffren Marina and Resorts, à Port-Louis, à l’initiative du Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, de la Chambre de commerce sud-africaine à Maurice et de Stewards Investment Capital.

Le Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, M. Dhananjay Ramful ; le Président de la Chambre de commerce sud-africaine et Directeur général de Stewards Investment Capital, M. Bilal Adam ; des membres de la Chambre ; ainsi que d’autres invités de marque étaient présents.

Dans son discours principal, le ministre Ramful a souligné que Maurice attache une grande importance à ses solides relations bilatérales avec l’Afrique du Sud, qui se sont considérablement développées depuis l’établissement des relations diplomatiques au début des années 1990. Il a rappelé que la coopération entre les deux pays couvre plusieurs secteurs, notamment le commerce, l’éducation, la culture et le tourisme, soutenue par divers accords bilatéraux tels que le Traité bilatéral d’investissement, l’Accord de non-double imposition et l’Accord de coopération générale signé en 2023, qui prévoit la mise en place d’une Commission conjointe pour approfondir davantage la coopération.

Il a indiqué que l’Afrique du Sud constitue un partenaire économique stratégique pour Maurice et la deuxième source d’investissements directs étrangers dans le pays, représentant environ 14 % du total des investissements directs étrangers (IDE) et 62 % des IDE d’origine africaine, avec des investissements cumulés d’environ 500 millions de dollars américains au cours des sept dernières années. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont également progressé de manière constante et, en 2025, l’Afrique du Sud s’est classée comme la première destination des exportations mauriciennes, représentant 12,6 % des exportations totales, soit une valeur de 9,6 milliards de roupies, tout en étant la quatrième source d’importations avec 6,5 % du total, soit 20,6 milliards de roupies, a-t-il précisé.

Le ministre Ramful a également évoqué la stratégie de diplomatie économique du Gouvernement et la vision d’une « Maurice innovante », axée sur des industries de haute technologie, durables et liées à l’océan, notamment la fintech, les énergies renouvelables, l’économie bleue, les TIC et la biotechnologie. Il a aussi souligné que Maurice accueillera le 18ᵉ Sommet des affaires États-Unis–Afrique en juillet 2026, qui constituera une plateforme majeure pour les opportunités d’investissement et de partenariat à travers l’Afrique.

Le ministre a en outre insisté sur le fait que Maurice demeure une porte d’entrée privilégiée pour les investissements en Afrique grâce au Centre financier international de Maurice, qui fonctionne selon des normes internationales rigoureuses et offre une plateforme sûre et efficace permettant aux entreprises de s’étendre aux marchés régionaux et mondiaux. Il a noté que les deux pays disposent d’atouts complémentaires : l’Afrique du Sud offre une capacité industrielle et un accès aux chaînes d’approvisionnement, tandis que Maurice propose une expertise en services financiers, un environnement d’affaires efficace et un accès aux marchés internationaux grâce à son réseau d’accords commerciaux.

Il a conclu en soulignant que, bien que les relations diplomatiques fournissent le cadre de coopération, c’est le secteur privé qui stimule l’activité économique, ajoutant que le Gouvernement continuera à jouer un rôle de facilitateur afin de renforcer les relations d’affaires, de commerce et d’investissement entre Maurice et l’Afrique du Sud, au bénéfice de la région.

Pour sa part, M. Bilal Adam a souligné que, dans un environnement mondial de plus en plus incertain où les capitaux deviennent plus sélectifs, les investisseurs recherchent des juridictions capables d’offrir à la fois une envergure et des structures institutionnelles solides. Dans ce contexte, il a mis en avant le caractère de plus en plus stratégique du corridor Maurice–Afrique du Sud, notant que la position géographique de Maurice, au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, ainsi que sa stabilité réglementaire, renforcent son rôle en tant que plateforme d’investissement et base de continuité des activités à coût compétitif pour les entreprises mondiales en quête de résilience, de diversification et d’efficacité opérationnelle.