Le gouvernement réaffirme son engagement envers le bien-être des citoyens à travers des mesures de réforme des pensions.

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Le gouvernement est fermement engagé à préserver le bien-être et la protection sociale des générations actuelles et futures, tout en assurant la stabilité économique à long terme et la résilience, à travers une série de réformes décisives des pensions et de mesures ciblées de soutien social.

Tel était l’essentiel de la réponse du Premier ministre, Dr Navinchandra Ramgoolam, hier à l’Assemblée nationale, à une question parlementaire portant sur l’évaluation de l’impact socio-économique de l’augmentation de l’âge d’éligibilité à la pension de retraite de base sur les groupes vulnérables, y compris les personnes à faibles revenus, dans le cadre de la préparation du prochain budget.

D’emblée, le Premier ministre Ramgoolam a rappelé que le gouvernement a hérité d’une situation budgétaire fortement tendue, avec une dette publique avoisinant 90 % du produit intérieur brut (PIB) et un déficit budgétaire de 9,3 % à juin 2025. Il a souligné que des années de politiques non durables ont exercé une pression considérable sur les finances publiques, nécessitant des mesures correctives urgentes.

Au cœur des réformes, a-t-il précisé, se trouve la restructuration de la pension de retraite de base (BRP), dont le coût a fortement augmenté au fil des années, passant de 1,9 % du PIB en 2010 à 7,8 % en 2024/2025. Sans intervention, les projections indiquent que les dépenses liées à la BRP pourraient atteindre 100 milliards de roupies d’ici 2035, menaçant la viabilité du système de protection sociale du pays, a déclaré Dr Ramgoolam.

Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement a introduit une augmentation progressive de l’âge d’éligibilité à la BRP, passant de 60 à 65 ans sur une période de cinq ans à partir de septembre 2025, afin de faire face à cette situation. « Cette mesure vise non seulement à rétablir l’équilibre budgétaire, mais aussi à garantir que les générations futures continuent de bénéficier d’un système de pension fiable », a-t-il affirmé.

Le gouvernement a mis en place deux comités interministériels, qui ont ensuite été fusionnés, pour examiner la question. Le comité a étudié et évalué l’impact de la réforme des pensions afin de proposer différentes options et solutions pour soutenir les personnes affectées par la réforme, en particulier les groupes pauvres et vulnérables.

Deux principales mesures ont été proposées. La première consiste en la mise en place d’un soutien au revenu, via la Mauritius Revenue Authority, pour les personnes ne remplissant plus les conditions pour bénéficier de la BRP, ciblant celles dont le revenu mensuel est inférieur à 10 000 roupies pour une personne seule et 20 000 roupies pour un couple. Initialement fixé à 10 000 roupies, ce soutien mensuel a été porté à 10 370 roupies en janvier 2026 afin de compenser la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation, a ajouté le Premier ministre.

Selon Dr Ramgoolam, la deuxième mesure prévoit que les bénéficiaires de la pension d’invalidité de base, de la pension de veuve de base et de l’allocation d’invalidité qui atteignent l’âge de 60 ans continuent de percevoir leurs prestations respectives jusqu’à ce qu’ils deviennent éligibles à la BRP.

Le gouvernement, a-t-il précisé, a également mis en place une Commission d’experts sur la réforme des pensions en septembre 2025 afin d’examiner le système de pensions dans son ensemble et de formuler des recommandations pour réformer les trois piliers du système de retraite, y compris le premier pilier, à savoir la pension de retraite de base. D’autres mesures de politique seront annoncées dans le prochain budget, a-t-il conclu.