La charte amendée du CCARDESA devrait assurer la continuité des programmes agricoles régionaux
La charte amendée du CCARDESA devrait assurer la continuité des programmes agricoles régionaux

Un accord visant à amender la Charte du Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles pour l’Afrique australe (CCARDESA) a été signé ce matin par le Ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche, le Dr Arvin Boolell, à Port-Louis. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du représentant du CCARDESA, le Dr Bartholomew Chataika, et de la conseillère juridique de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Mme Refilwe Mosarwa.
Dans une déclaration, le Dr Arvin Boolell a souligné que la charte révisée du CCARDESA élargira les opportunités dans le secteur agro-industriel et apportera des bénéfices concrets à tous. Il a indiqué que cette initiative s’inscrit dans l’objectif de Maurice d’opérer un changement de paradigme dans ce secteur, en veillant à ce que les agriculteurs et la communauté dans son ensemble en soient les principaux bénéficiaires.
L’accent mis par la charte amendée sur la recherche et le développement permettra de renforcer davantage les capacités des parties prenantes du secteur, a ajouté le ministre.
Évoquant l’ambition de Maurice de passer du statut de petit État insulaire en développement à celui de « grand État océanique », le ministre Boolell s’est également félicité de l’inclusion de secteurs prioritaires tels que l’économie bleue et la pêche dans la charte révisée.
Pour sa part, le Dr Bartholomew Chataika a indiqué que la charte amendée renforcera la coopération entre le CCARDESA et Maurice, permettant un soutien institutionnel accru. Il a souligné que cette évolution contribuera également à renforcer l’intégration régionale et la coopération interinstitutionnelle.
Les amendements
Les modifications apportées à l’article 14 prévoient que l’Assemblée générale se réunira une fois par an, permettront la tenue de sessions extraordinaires lorsque nécessaire, et autoriseront des réunions virtuelles ou hybrides en supprimant les références aux lieux physiques. Cette révision accroît la flexibilité, réduit les coûts et favorise une participation élargie.
L’article 15 a également été modifié afin de prolonger la durée du mandat des membres du Conseil d’administration de deux à trois ans et d’introduire une clause de continuité, permettant aux membres de rester en fonction jusqu’à la nomination officielle de leurs successeurs. Cette modification vise à assurer la stabilité de la gouvernance et à éviter tout vide institutionnel entre la fin des mandats et la nomination de nouveaux membres.
Les amendements proposés renforcent le cadre de gouvernance du CCARDESA, améliorent l’efficacité opérationnelle et garantissent la continuité des programmes agricoles régionaux. Pour Maurice, ces réformes se traduisent par une plus grande flexibilité dans la participation à la gouvernance régionale, une réduction des coûts grâce aux réunions virtuelles, et un meilleur suivi des programmes. Elles renforcent également l’intégration de Maurice dans les systèmes régionaux de recherche agricole, en assurant l’accès à des plateformes de connaissances et à des opportunités de renforcement des capacités soutenant les stratégies nationales d’innovation et de résilience.
L’approbation du Conseil des ministres a été sollicitée afin d’autoriser Maurice à signer cet accord, réaffirmant ainsi son engagement en faveur de la coopération régionale en matière de recherche agricole et de sécurité alimentaire.
À propos du CCARDESA
Créé en 2011, le CCARDESA regroupe 15 États membres, dont Maurice, et fonctionne comme une entité autonome affiliée à la SADC, avec ses propres structures et procédures de gouvernance.
Son mandat consiste à réduire durablement l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans la région. Maurice a déjà bénéficié des programmes du CCARDESA, notamment à travers des formations destinées aux fonctionnaires et l’accès au portail du Système d’information et de connaissances agricoles d’Afrique australe, qui fournit des données régionales précieuses, limite la duplication des recherches et soutient l’adaptation locale des projets.
